Le soleil chauffe le sol par rayonnement et par conduction l’air au contact du sol, s’échauffe puis par convection une zone d’ascendance s’installe. Selon le taux de vapeur d’eau contenue dans cet air ascendant, il peut y avoir condensation et un nuage se forme en altitude : c’est ce qu’on appelle un « cumulus sympathique« .

Repérant ces éventuels cumulus, le pilote de planeur cherche ces zones ascendantes (appelées « pompes« ) et une fois dedans, s’y maintient en spiralant. Arrivé au sommet, le pilote plane vers une nouvelle ascendance et ainsi de suite. Il peut atteindre une altitude de 1.000 à 3. 500 m en plaine dans notre région en vol thermique et de 4 à 8.000 m en montagne, en vol thermodynamique, grâce au vol de pente et au vol d’ondes plus en altitude, dans des planeurs équipés en oxygène.

Les ascendances sont généralement espacées entre 1 et 10 kms et permettent des circuits de 300 à 500 kms voire plus lors de vols remarquables en situation météorologique exceptionnelle.

Les vitesses ascensionnelles peuvent atteindre de 1 à 3 m/seconde voire plus de 4 m/s (à la vitesse d’un ascenseur). Cela permet de tenir en l’air des planeurs mono- /biplaces équipés pesant de 350 à 600 kg. 

Un bon pilote de planeur se doit de bien connaître l’environnement dans lequel il évolue ainsi que la météo-aérologie, dans le respect de la réglementation de l’espace aérien.

S’il est en panne d’ascendances et ne peut revenir à son terrain ou à un autre, le pilote va « vacher » son planeur dans un champ, en attendant que ses camarades de club viennent le dépanner, démonter et ramener le planeur dans une remorque. L’occasion de fêter « une nouvelle vache » au club…!